La Rubrique de Rémy : Le fameux "mur"

La Rubrique de Rémy : Le fameux "mur"

La rubrique de Rémy

Le fameux « mur »

Je vous rassure tout de suite. Vous n’allez pas durant votre marathon percuter un mur qui aurait été mis là au milieu de la route au dernier moment. Il s’agit d’une façon très imagée d’expliquer qu’il y a toujours un moment durant cet effort assez long qu’est le marathon, où vous allez souffrir, où vous allez avoir cette impression d’avoir épuisé toutes vos forces. Ce moment-là peut arriver à n’importe quel moment, c’est sûr, mais le plus souvent on le situe entre le 30ème et le 35ème km. C’est aussi pour cela que l’on entend souvent parler du « mur du 35ème km ». Et bien entendu aussi, selon votre préparation, votre alimentation, votre allure, vous pouvez ne pas le rencontrer du tout. Cela arrive. Même si il faut bien admettre qu’à part si on est un grand champion, il y a toujours sur la longueur, un ou deux moments où l’on flanche un peu. Plus concrètement, « se prendre le mur », c’est ce qui se passe lorsque nos réserves de carburant son presque épuisées, ou presque totalement épuisées. Il y a les réserves de glycogène que l’on créé très rapidement avec le sucre absorbé. Celles-ci sont rapidement assimilées mais diminuent très vite aussi. Et puis il y a les réserves de graisses, celles-ci sont plus importantes mais l’énergie que l’on peut en tirer prend plus de temps à se métaboliser. Quand le corps n’a plus de réserves sous la main à rapidement utiliser, c’est là que ça devient dur et souvent on a beau même réduire l’allure, on a vite l’impression d’être au bout du rouleau. C’est là aussi que le mental prend le dessus car évidemment, on possède donc encore assez d’énergie, malgré tout, pour avancer. Il y a quelques solutions pour arriver à ne pas trop « jouer » avec ce fameux mur. Il y a dans un premier temps les réserves en glycogène que l’on peut faire les jours précédents et qui vont donc servir au bon moment. Il y a les sorties recommandées à jeun qui permettent au corps de s’habituer à se servir des réserves de graisse sans que ce soit trop pénalisant pour lui. Il y aussi son rythme à trouver d’entrée, celui que l’on sait pouvoir tenir longtemps, et donc l’alimentation que l’on ne doit pas négliger en course…. Mais de cela, on en reparlera.

Allez bon courage à vous. Et dites bonjour au « mur », si vous le croisez !

Rémy

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