La rubrique de rémy : La dernière semaine

La dernière semaine

C’est toujours la même question à quelques jours d’un marathon. De son marathon. Que dois-je faire ? Dois-je tout arrêter ou dois-je encore en remettre une petite couche à l’entraînement ? Bien sûr tous les programmes préconisent évidemment de lever le pied, de garder ses forces pour le jour J, mais entre celui qui va tellement stresser durant toute une semaine sans rien faire et celui qui va encore courir une longue sortie juste la veille, le fossé est grand. Alors si l’idée n’est pas de se substituer à un entraîneur qui vous connait de toute façon mieux que quiconque à priori, on peut dire toutefois sans se tromper que cela dépend grandement de votre niveau et de vos objectifs.

Ainsi quelqu’un qui sera habitué à courir depuis des années et qui aura multiplié déjà ce genre de rendez-vous, même si cela ne va pas l’empêcher de stresser un peu (rassurez-vous) se connaîtra suffisamment pour s’entraîner jusqu’à la dernière minute sans pour autant puiser dans son capital énergie. Bien souvent, pour les meilleurs, une sortie la veille est même recommandée pour justement décontracter les muscles, casser un peu l’attente, faire chauffer la machine. Aussi, même la semaine précédente l’événement, même si elle est plus légère que les précédentes, n’est pas vide. Loin de là.

Mais ça, c’est pour les habitués. Car pour la majorité de ceux qui prennent part à ce genre de course très populaire, c’est souvent soit une découverte, soit une deuxième ou troisième tentative. Et là il est bien évident que si la préparation a été bien suivie, il va falloir vraiment « lever » le pied dans la semaine qui précède. La course étant prévue le dimanche, il faudra peut-être programmer simplement une ou deux sortie dans celle-ci, une un peu plus longue et l’autre un peu plus rythmée et tout le gros du travail a été fait de toute façon bien en amont. Mais malgré tout, la veille qui est souvent source du plus grand stress, il ne faudrait pas gamberger chez soi en tournant en rond. C’est souvent là où on crame son influx et voire pire on grignote sans arrêt et ce n’est bon ni pour le corps, ni pour le moral. Aussi un petit footing, même léger, permet de se calmer, de s’évader un peu. Ou bien alors une simple marche ou une petite balade en vélo. Tout ce qui peut vous permettre de ne plus trop se focaliser sur l’échéance qui approche. Tout comme il ne servira plus à rien de manger 40kg de pâtes juste la veille au soir, dans la mesure où tous les stocks auront été faits depuis quelques jours déjà progressivement. Pas la peine de risquer un trop plein la veille au risque de mal digérer et donc de mal dormir.

Mais en tout état de cause, si vous avez bien suivi votre plan d’entraînement, il n’y a pas de raison que cela se passe mal. Et si vous n’avez rien suivi du tout et que vous avez tout fait au feeling, alors là… éclatez-vous !!!

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